Analyse complète de ta présentation, script mot-à-mot pour chaque slide, minutage précis et points techniques à maîtriser pour les 15 minutes d'exposé.
Chaque section doit consommer exactement ce temps. Les barres sont proportionnelles. Garde un œil sur ta montre aux transitions de section.
Clique sur une slide pour ouvrir son script. Le texte en orange signale les mots à insister ou les formulations clés. Les encarts colorés donnent des notes de présentation.
Ces points reviendront en questions du jury. Savoir les expliquer rapidement à l'oral, sans notes.
Savoir d'où ça vient : probabilité conditionnelle de parité, lemme de Gallager, passage en LLR via tanh. La dérivation complète est en annexe dans ta présentation. L'intuition : c'est le produit des « croyances » des voisins, exprimées via tanh, puis repassé en LLR via tanh⁻¹.
L'approximation : le minimum de |m_{u→c}| domine le produit des tanh. On remplace le produit par un minimum. Le facteur α ∈ [0.75, 0.875] compense le biais introduit par l'approximation. Compromis : perte de 0.2–0.5 dB vs Sum-Product, mais implémentable avec des comparateurs et des XOR.
Le BP est exact sur un arbre (graphe sans cycles) — il converge en diamètre(G) itérations. Sur un graphe avec des cycles, les messages se propagent et reviennent à leur point de départ après ℓ itérations (ℓ = girth/2), créant des corrélations artificielles. Ces corrélations violent l'hypothèse d'indépendance des messages entrants, ce qui rend le BP approximatif. Girth élevé → indépendance maintenue plus longtemps → meilleures performances.
Avec BPSK : bit 0 → +1, bit 1 → −1. Signal reçu y_i = x_i + n_i, n_i ~ N(0, σ²). Le LLR initial est proportionnel au signal reçu — c'est la décision soft optimale sur ce canal. σ² = N₀/2 = 1/(2Rσ_SNR).
La « Density Evolution » (Richardson-Urbanke) permet de calculer analytiquement le seuil de convergence du BP en fonction de Eb/N₀ et des distributions de degrés (λ, ρ). Pour des codes irréguliers optimisés, ce seuil peut être à moins de 0.05 dB de la limite de Shannon. En pratique, DVB-S2 (n=64800, irrégulier) est à ~0.5 dB. La longueur n → ∞ permet d'approcher la limite par la loi des grands nombres.
Girth = 4 : deux colonnes de H partagent au moins 2 positions de 1 → deux VN ont deux CN en commun → corrélation immédiate. MacKay-Neal garantit girth ≥ 6. PEG maximise le girth en construisant arête par arête via BFS. Girth = 4 est interdit : doit être évité à tout prix dans la construction.
Pour chaque matrice, graphe ou courbe, pointer avec un stylo ou le doigt. « Ici, cette colonne a wc = 3 uns » en montrant — ça ancre visuellement le discours et donne de l'assurance.
Les points de contrôle critiques : à la fin de la partie Codes Linéaires (≈ 3min40), à la fin de Tanner (≈ 7min), à la fin de Bit-Flipping (≈ 9min30). Si tu es en retard, compresser les slides 8-9 et 26.
Nommer explicitement les connexions : slide 25 → « on est à 5 dB de Shannon », slide 32 → « Sum-Product est à 1 dB », puis « voilà pourquoi DVB-S2 utilise les LDPC ». Le jury doit sentir une progression logique.
Pour les formules, ne pas lire les symboles — expliquer en mots : « ce produit porte sur tous les voisins du nœud de contrôle sauf celui à qui on envoie le message ». Ça montre une vraie compréhension.
Si le jury demande comment tu as implémenté, dire : « en Rust, avec une représentation CSR+CSC pour H — format creux qui respecte la faible densité —, et un graphe de Tanner précalculé pour le décodage ». Ne pas plonger dans le code en présentation.
C'est ton argument visuel le plus fort. Si tu sens le jury décrocher, cette slide les raccroche instantanément. Prends le temps de laisser le visuel parler 2 secondes avant d'expliquer.
Si une question porte sur un concept en annexe (Richardson-Urbanke, codes irréguliers, QC-LDPC, canal AWGN, trapping sets), y répondre directement — tu as tout dans les annexes. Proposer d'y aller si besoin.
Dire « j'ai implémenté », « j'ai simulé », « j'ai observé » — pas « on voit que ». Tu es l'auteur du travail. La courbe de l'image transie — c'est toi qui l'as produite. Le girth de ton code — tu l'as calculé.
Les derniers mots de ta conclusion doivent être clairs, posés, avec un regard vers le jury : « Je suis à votre disposition pour vos questions. » Pas d'hésitation, pas de « voilà ». Une phrase ferme, un silence. Ça marque.